Le Florival


   

Au coeur de l'alsace découvrez les merveilles de la vallée du Florival. Cliquez sur les liens ci-contre, pour en savoir d'avantage.


   
  ◦ Guebwiller et sa région
◦ La route des Vins d'Alsace
◦ La route des Crêtes
◦ L'écomusée d'Alsace
◦ L'institut Européen des Arts Céramiques
◦ Les Dominicains
◦ Le Musée du Florival
◦ Thierenbach
◦ Murbach
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Guebwiller et sa région


L’office de tourisme vous accueille toute l’année dans ses bureaux de Guebwiller et de Soultz :

Office de tourisme Guebwiller
73, rue de la république
68500 GUEBWILLER
Téléphone : 00 33 (03) 89 76 10 63

Depuis bientôt un an, la communauté des communes de Guebwiller s’est dotée d’un office de tourisme intercommunal afin de faire du tourisme un atout économique pour le développement de la région. Le nouvel office de tourisme organise pour mettre en place un accueil de qualité et développer son image, en partenariat avec les associations locales mais aussi à travers des activités nouvelles et unique comme la rando Philo.

    

 

Si votre périple vous conduit en Alsace, n’oubliez pas d’aller à la découverte de ce pays dont les richesses sont nombreuses et peuvent correspondre à chacun : le tourisme culturel avec le label Pays d’Art et d’Histoire, l’Institut Européen des Arts Céramiques, les Dominicains de Haute Alsace, les musées, la Route romane et bien d’autres sites d’exception. Le tourisme vert et blanc avec le Parc naturel régional des ballons des Vosges, les randonnées pédestres, les circuits VTT, la route des crêtes, les stations de ski… autant d’activités de choix qui marient loisirs et nature.

Enfin, la route des vins, dont la notoriété n’est plus à prouver.

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La route des Vins d'Alsace


Laissez-vous conter le terroir d’Alsace au fil des caves et des rencontres avec des viticulteurs au savoir-faire renommé. A l’instar du patrimoine viticole, villes et villages offrent également de nombreuses possibilités de visites et de découvertes. Vos principales étapes sur trois ou quatre jours.


   

Thann, porte sud de la route des vins d’Alsace (à voir, la collégiale de Saint-Thiébault, exemple remarquable du gothique rhénan). Depuis Thann prenez la D35 en direction de Cernay, ancienne ville fortifiée et son parc à cigognes, l’un des tout premiers centres de réintroduction du célèbre oiseau migrateur. Prenez la D5 jusqu’à Wattwiller et ses sources thermales connues depuis l’époque romaine. En poursuivant en direction de Soultz, vous arriverez à Wuenheim, au pied du Vieil Armand (célèbre champ de bataille de la guerre 1914-18) et découvrez le musée du Vigneron à la Cave Vinicole. Continuez sur la route des vins en direction de Soultz. En parcourant la vieille ville rencontrerez un patrimoine exceptionnel et ses musées (musée du Bucheneck et Nef des jouets).

Dirigez-vous ensuite vers les Guebwiller, située en à l’entrée de la vallée du Florival entre le plus grand domaine viticole d’Alsace (seule commune d’Alsace à compter quatre grands crus) et les coteaux boisés du massif des Vosges. Découvrez la fabuleuse collection du céramiste Théodore Deck au musée du Florival. Prenez la D5 en direction de Bergholtz, départ d’un grand nombre de sentiers dont certains conduisent vers les carrières de grès rose offrant de magnifiques points de vue sur la plaine d’Alsace. En suivant la route, Orschwihr (la chapelle Sainte-Croix et sa légende du feu des sorcières du Bollenberg), et Soultzmatt dont les célèbres sources Nessel donnent naissance aux eaux minérales Lisbeth. En suivant la D18 puis la direction de Gueberschwihr (Eglise romane Saint-Pantéhalon, maison du XIVe siècle…) vous rejoindrez la RD83 jusqu’à la sortie d’Eguisheim. Cette splendide cité médiévale qui a vu naître le Pape alsacien Léon IX, est classée « Plus beaux villages de France ». Découvrez également le charmant village de Turckheim, et sa ronde du veilleur de nuit pour les jours à 22h00 de mai à octobre.

          

Continuez vers Kaysersberg, (beau patrimoine médiéval et renaissance), village natal d’Albert Schweitzer (prix Nobel de la Paix en 1952). Riquewihr, également placé « Plus beaux villages de France » et joliment fleuri tout au long de l’année (maison et cours XVe et XVII siècles).  A Ribeauvillé, les ruines des Trois Châteaux des seigneurs de Ribeaupierre dominent la cité. Cette ville, aux splendides décorations florales, a conservé une rue principale et des quartiers très pittoresques. En regagnant Guebwiller arrêtez-vous à Rouffach pour y découvrir la plus belle place Renaissance d’Alsace.

 

   

 

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 La route des Crêtes


Circuler sur la route des Crêtes est les l’ingrédient incontournable de votre séjour. Demandez conseil dans les offices de tourisme pour connaître les meilleurs moments pour découvrir une des plus belles routes de France (circulation, météo, bonnes adresses)… En route !

Prenez la D430 en direction du Markstein. Après avoir parcouru la vallée du Florival en passant par la forêt, vous arrivez au Markstein à 1200 m d’altitude. En été, prenez le temps de visiter le pittoresque le musée du Vélo. Vous êtes sur les hautes chaumes, pâturage de nos vaches de race vosgienne. Prenez la direction du col de la Schlucht et admirez les magnifiques panoramas qui jalonnent cette route. L’itinéraire vous conduira ensuite vers la vallée de Munster réputée pour son fromage, ces fermes auberges et ses lacs de montagne. Sur la D417 jusqu’à Soultzbach-les-Bains puis la D40 direction Col du Firstplan. Arrêtez-vous pour découvrir de magnifiques panoramas. Puis, prenez la direction des villages d’osenbach, Wintzfzlden et Schweighouse par le col du Bannstein, puis retournez sur Guebwiller.

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L’Ecomusée d’Alsace


Le plus important écomusée de France, est devenu une référence internationale en matière de sauvegarde, présentation et animation du patrimoine. L’écomusée d’alsace est le parc du monde d’hier et de demain. Il est aussi tout ce que les citoyens pensent devoir transmettre au futur.


Un musée animé de plein air

Venir à l’Ecomusée d’Alsace c’est découvrir une mise en valeur ludique et vivante, grandeur nature, d’aventures humaines et de savoir-faire disparus. Quelques exemples : le village de 72 maisons paysannes traditionnelles, sauvées de la destruction en ayant été transporté poutre par poutre. Ce village a également son terroir cultivé selon des techniques traditionnelles, avec toutes les formes d’élevage, les dressages des animaux (parade des attelages tous les jours en saison), l’artisanat et l’industrie rurale... La « fête foraine » : les pièces exceptionnelles retracent toute l’évolution stylistique des manèges 1900 aux années 1960. Le roi de la fête est le carrousel-salon « Eden Palladium de » 1909, dernier de son genre en Europe. Le train qui permet de relier le village (gare de 1840) à l’ancien carreau minier « Rodolphe », dans des wagons des années 1930.


Un royaume où l’enfant est roi

           

Pendant votre visite, de nombreuses activités sont proposées à vos enfants. Ateliers de cuisine et décors de fêtes dans la Maison des goûts et des couleurs, atelier de sculpture sur bois à la tonnellerie, la place des manèges avec le théâtre des marionnettes, les tours en charrette à bœufs ou à cheval, nourrir les animaux, autant d’occasions de reprendre contact avec la matière et la nature.

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L'Institut Européen des Arts Céramiques


Pour cette première édition, l’Institut propose de faire découvrir au public le continent asiatique en conviant dix artistes japonais et coréens autour d’événements qui se dérouleront de juin à septembre en partenariat avec plusieurs structures culturelles de la région des Guebwiller. Au programme : musique, cinéma, démonstration et conférences.

  Ono Masaho  
 

  Emiko Asada  
 

  Satoshi Yokoo  
 

  Ikuzo Fujiwara  
 

  Miwha Park  
 

  Kyong Youn Kang  
 

  Gil Hong Han  
 

  Inchin Lee  
 

  Jeongbum Kim  
 

Présentation des actions menées par l’IEAC

L’Institut Européen des Arts Céramiques a débuté ses activités en 2004 dans le bassin de vie de Guebwiller. Ses locaux ont provisoirement été mis à disposition par la ville dans l’ancienne friche industrielle de la Carto-Rhin et son projet artistique et pédagogique est soutenu par la Communauté des Communes de la région ainsi que par l’ensemble des collectivités territoriales.

Ces activités se déclinent en plusieurs objectifs qui reposent pour l’essentiel sur la formation et la diffusion des arts céramiques au niveau local, régional et international.

Forte d’une longue expérience dans ce domaine, l’installation d’une telle structure trouve sa cohérence en résonance avec le patrimoine muséal de Guebwiller qui possède la plus importante collection du céramiste Théodore Deck.

En faisant ce lien entre le passé et le présent, l’IEAC assure des formations de haut niveau et accueille des stagiaires venant des quatre coins du monde.

L’institut dispense un enseignement complet et se fait un point d’honneur à jeter des passerelles et créer des liens entre les milieux de la création contemporaine et celui des arts appliqués de la céramique. Fort de cette dynamique, l’institut assure des cours pour les étudiants de l’Ecole supérieure d’Art de Mulhouse et accueille des étudiants de l’Académie des beaux-arts de Wroclaw en Pologne.

Les domaines pédagogiques abordés concernent également des publics non professionnels dans le cadre d’actions en milieux scolaires ou d’enseignement pour l’université populaire.


Parallèlement, l’institut organise des expositions ou événements dans divers lieux culturels de la région (musée du Florival, Dominicains de Haute-Alsace, Fête de l’Eau de Wattwiller, etc). Des expositions sont également programmées à l’extérieur du territoire afin de promouvoir la jeune création céramique française. Des projets plus ambitieux sont à l’étude qui devraient, dans les prochaines années, permettre la mise en place d’une véritable cité de la céramique.

    

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Les Dominicains


    


Société interdite aux laïcs pendant plusieurs siècles, le couvent des Dominicains de Guebwiller s’est brutalement ouvert aux profanes sous la pression de l’Histoire, qui a vu se succéder chevaux, poissonnier, puis malades. Les Dominicains n’ont cependant rien perdu de leur beauté initiale : entrez dans ce remarquable édifice encore nimbé de mystères, désormais dévolu à la musique par delà les frontières.

Ce haut lieu patrimonial est en mouvement depuis 700 ans, riche d’une histoire mouvementée et des fantasmes de ceux qui, aujourd’hui, le visitent et le font vivre.


Plus qu’un ancien couvent hanté par les médiations bruissant de milles histoires, grandes et petites, les Dominicains sont un site polyphonique marqué par des siècles de musique, cité inspirée par l’âme rhénane dans tout son humanisme.

 

À l’image du réfectoire d’été ouvert sur le vignoble et du cloître magnifiquement conservé les manifestes de cette opposition entre clôture et fermeture propre aux ordres prêcheurs, les Dominicains sont un lieu de réflexion et de création autant qu’un cadre propice à la rencontre des publics.

Au fil de leur écriture musicale, ils accueillent de jeunes compositeurs ainsi que des interprètes amateurs et professionnels, qui tous questionnent les répertoires et font résonner la nef à l’acoustique incomparable. Propriété du conseil général du Haut-Rhin, ce centre musical aménagé et restauré reste fidèle à sa culture de carrefour, osant des répertoires qui transcendent les genres, du classique à l’électroacoustique, du jazz aux musiques du monde.

La programmation s’étend de septembre à avril, l’été étant également émaillé d’une série de manifestations.

Patrimoine des Haut-rhinois et de tous les amoureux d’histoire et de musique, les Dominicains sont ouverts du lundi au vendredi de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30 et en continu les soirs de concerts. Pour le plaisir des sens, ils dévoilent certains de leurs secrets lors de visites guidées, proposées en français et en allemand, sur réservation.

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Le Musée du Florival


Installé dans une ancienne demeure ayant appartenu aux Chanoines de Murbach, le musée du Florival retrace, sur cinq niveaux, l’histoire de Guebwiller - l’ancienne capitale de la principauté de Murbach - et de sa proche région. C’est un musée d’art et d’histoire locale qui possède la particularité d’abriter une remarquable collection de faïences du célèbre céramiste Théodore Deck, enfant de Guebwiller.

Théodore Deck est né à Guebwiller le 2 janvier 1823. Son père était teinturier sur soie dans cette petite ville d’Alsace où l’industrie textile était alors en plein essor. En 1841, Théodore Deck entre en apprentissage chez le célèbre poêlier Hügelin à Strasbourg. Sa formation terminée, il parcourt à pied, de 1844 à 1847, l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne, travaillant chez différents maîtres poêlier. Son tour de compagnonnage le conduit notamment à Vienne où il modèle des poêles pour le château de Schönbrunn.

     
 

Fin 1847, il travaille à Paris comme ouvrier, puis comme contremaître pour une manufacture de poêles.

En 1858, il fonde avec son frère Xavier un atelier de faïence d’art, qui se développe rapidement. En 1867, il s’installe dans le faubourg parisien de Vauguiard.

Théodore Deck passera toute sa vie à expérimenter de nouvelles techniques et à rechercher de nouvelles couleurs afin d’améliorer sa production. Il reproduira notamment la composition d’un bleu trouvé sur une céramique persane, qui donnera une couleur très particulière et sera surnommée « Bleu Deck ».

Le céramiste possède une personnalité attachante et attire un grand nombre d’amis artistes auxquels il confie la décoration de plats et de panneaux en faïence.

Théodore Deck débute en créant des œuvres inspirées de la Renaissance italienne, avec notamment des imitations des faïences de Saint Porchaire qui connaissent à cette époque un grand succès auprès des collectionneurs. Deck découvre ensuite les faïences d’Iznik lors d’une exposition du musée de Cluny et n’aura de cesse de reproduire leurs nuances colorées. Enfin, avec l’aide du peintre Félix Braquemont (1833 – 1914), le céramiste se lance dans l’aventure du japonisme, courant artistique qui aura une extraordinaire influence sur l’art occidental.

Cette immense production, Théodore Deck la fait découvrir au grand public à travers de grandes expositions tout au long du XIXe siècle, ce qui lui apportera gloire, reconnaissance et honneurs - il sera nommé chevalier, puis officier de l’ordre de la Légion d’honneur - ainsi qu’à ses collaborateurs.

En 1887, il publie son livre La faïence (Paris, ancienne maison Quantin) et met ainsi à disposition de chacun ses recettes et son expérience. La même année, le céramiste est nommé administrateur de la manufacture nationale de Sèvre. Les dernières années de sa vie seront consacrées à perfectionner et à créer de nouvelles sortes de porcelaines.

Il meurt le 15 mai 1891 et repose au cimetière Montparnasse à Paris. Son ami Auguste Bartholdi dessina son monument funéraire avec cette épitaphe : « Il arracha le feu au ciel. »

         

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Thierenbach


Au cœur du joli vallon de Rimbach, après le village de Jungholtz, Notre-Dame de Thierenbach, havre de paix verdoyant, attire les foules pieuses et les promeneurs.

Prieuré datant des années 730 en relation avec Murbach, il subit tous les avatars de l’histoire alsacienne. Détruits lors de la guerre des Rustauds en 1525, incendié par les suédois pendant la guerre de Trente Ans, l’église sera reconstruite au XVIIIe siècle sur les restes d’un édifice roman-gothique par l’un des grands architectes de l’époque baroque, Peter Thumb (1 681 – 1766). Ce sanctuaire a été complété en 1935 par une tour dans laquelle se trouvent encore quelques éléments romans. Ce lieu magique est construit sur une légende, telles qu’on les retrouve dans bien des lieux de pèlerinage alsaciens : des enfants se seraient écriés en voyant dans un ruisseau une figure : Tier im Bach ! (Un animal dans le ruisseau). L’objet flottant découvert était en fait une représentation de la Vierge. Thierenbach est devenu l’un des plus importants pèlerinages à Notre-Dame des Sept Douleurs en Alsace. Une visite de l’église pourra émerveiller les plus d’un amateur d’art baroque. En effet, après les horreurs de la guerre de Trente Ans (1618 – 1648), la Contre-Réforme a voulu faire oublier le passé à des populations traumatisées en faisant produire dans les églises des œuvres magistrales, véritables profusions de formes et de couleurs. On retrouve dans ce sanctuaire tout ce que le XVIIIe siècle a pu produire de plus audacieux. Ce faste côtoie une belle et importante collection d’ex-voto, la plupart d’une adorable naïveté et dont le plus ancien date de 1680.

L’orgue, datant de 1923 et restauré en 1992 vaut le coup d’oeil. Mentionnons, pour les visiteurs pieux, que Thierenbach a reçu le titre de Basilique mineure par le pape Pie XI en 1936.

Les promenades vers Sainte-Anne (maison de repos) ou vers la forêt réserve de belles surprises : une vue magnifique sur la plaine, dans une nature apaisante. Le promeneur peut, en partant de la basilique, visiter un autre haut-lieu de l’histoire alsacienne, l’un des plus anciens cimetières israélites de la région, malheureusement saccagé par les nazis.

Une mention pour les amoureux de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, Thierenbach fait partie des pèlerinages sur la route de Saint-Jacques.

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Murbach


En mai 728, l’évêque missionnaire saint Pirmin fonda une abbaye dans le vallon de Murbach, à la demande du comte Eberhard, frère du duc d’Alsace. Un lieu isolé et abrité dans la forêt montagnarde, au pied du Grand Ballon, séduisit immédiatement les religieux. Ainsi, durant plus d’un millénaire, dans l’abbaye la plus riche et la plus prestigieuse d’Alsace, vécurent les moines bénédictins.

          


Si Murbach
est encore est aujourd’hui un « bout du monde », l’ancienne abbaye n’en a pas pour autant vécu repliée sur elle-même. D’importantes donations lui assurèrent un énorme patrimoine foncier dans le Rhin supérieur, du pied des Alpes à la région de Mayence. Murbach posséda le domaine de Lucerne et fut à l’origine, en 1178, de la fondation de la ville Suisse de ce nom. La bibliothèque médiévale était l’une des plus riches de la région et l’on y rédigea des Annales recopiées dans le monde rhénan. Le souci de faire comprendre aux novices le sens des hymnes qu’ils apprenaient à chanter conduisit un religieux à en rédiger vers 750 une traduction qui est restée l’un des plus anciens témoignages de la langue allemande.

Au XIIe siècle fut édifiée l’abbatiale actuelle, sur le modèle des grandes églises de Lombardie et des cathédrales rhénanes, comme notamment Worms et Speyer. Construction étonnante, l’église surprend le visiteur par son élévation et l’originalité du décor sculpté des parties hautes, le sculpteur anonyme s’étant en effet inspiré des modèles orientaux.

Au début du XIIIe siècle, le titre de prince d’Empire décerné à son abbé souligne l’importance politique de Murbach. Les moines, eux, se recrutent dans la noblesse régionale.

Protégée par les Habsbourg, héritiers des ducs d’Alsace, Murbach devient au 16e siècle l’un des bastions de la Contre-Réforme catholique. Après les ravages causés par la guerre de Trente Ans, autour des années 1630, et l’annexion par la France en 1680, l’abbaye se reconstruit. En 1693 est bâtie une chapelle Notre-Dame-de-Lorette, sur le modèle du plus célèbre pèlerinage d’Italie. Les religieux, séduits par les nouveaux canons architecturaux en vigueur, envisagent de rebâtir l’abbatiale en style baroque. Les travaux, débutés en 1738, entraînent la disparition de la nef. Mais le manque d’argent ainsi que le transfert à Guebwiller en 1759 épargne le chœur et le transept.

Un petit village s’étend à la place de l’ancienne abbaye dont il porte le nom. Conscients de la valeur de ce patrimoine historique et architectural, la commune et la paroisse ont eu à cœur depuis plus de 150 ans d’entretenir l’ancienne abbatiale, la chapelle de Lorette et de préserver l’environnement montagnard.

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